21.11.13

Patchwork


Assemblage de petits bouts qui ne servent à rien et qui deviennent un tout indispensable.

Preuve par l'addition que l'union fait la force et qu'il n'y a rien de mieux que la récup', le rafistolage, le bricolage, pour engendrer du nouveau.

Débarquée d'Angleterre aux États-Unis à la fin du XVIIIe siècle, cette technique de couture était courante pour les dessus-de-lit dits "courtepointes".

Crazy, escargot, log cabine, éclair, bobine de coton, dents du chien, tourbillon, étoile de Bethlehem (Pennsylvanie), étoile à huit branches, roue de fuseau : nombre d'appellations pour autant de savoir-faire.

Le patchwork se décline de telle façon qu'il suscite l'intérêt aussi bien des décorateurs et stylistes que des artistes contemporains. L'intérêt aussi de vous ou moi, qui passons cent moments mis bout-à-bout – un vrai patchwork d'heures – à faire un couvre-lit avec trois cents lambeaux de chemises.

Plus célèbre, Jean Touitou collabore depuis des années avec la styliste Jessica Ogden pour concevoir des coussins et des couvre-lits qui s'arrachent dans les boutiques APC.

Les patchworks sont une philosophie, un art de vivre très proche de l'univers de Sixsœurs, qui en sème partout sur son chemin, sur les lits, sur les salades, sur le sol et d'abord sur les sacs.
Il y a une décennie, la mère des six sœurs récupérait les vestes en tweed de  leur père pour en faire des sacs.
Aujourd'hui, dans leur atelier, c'est le croco qui commence patchwork pour finir réticule ou cabas.

Et si elles-mêmes n'étaient qu'un patchwork familial ?

Une rigolote, une cérébrale, une grande, une sportive, une gourmande, une voyageuse. Ensemble, ça fait Sixsœurs, y'en a même qui disent qu'elles sont cousues les unes aux autres.